Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 11:46

 carte-generaleLGV.LTF.jpg

La problématique de créer des grosses infrastructures comme le lyon turin repose sur la question du développement du territoire.

A l'heure actuelle nous sommes en mesure d'en mesurer les impacts et de s'interroger sur l'avenir de nos pays et des territoires: faut-il créer des no mans land en couloirs de transit entre des pôles économiques énormes et boulimiques ?

La question de l'avenir des infrastructures et la circulation dans le territoire se pose ,de manière cruciale en ces heures de "crise" du système capitaliste, en terme de projet de société.

 


Ainsi un article paru dans "the economist" pose les termes:

"En fait, dans la plupart des économies développées  les chemins de fer à grande vitesse ne parviennent pas à combler les fractures régionales et parfois même  de les exacerber.

"De meilleurs connections permettent de renforcer les avantages des villes riches en concentrant le réseau: des entreprises dans les pays riches peuvent atteindre une plus grande superficie, ce qui nuit aux perspectives de développement des localités plus pauvres.(...)"

1-Le développement économique amené par de nouvelles infrastructures est donc contestable puisque il est constaté qu'il se fait non seulement au détriment des cités de moindre importance, et aussi au détriment des dessertes locales existantes pour les usagers et travailleurs..ce que l'on peut aussi observer chez nous (Rhone-Alpes) avec le TGV Paris -Genève et le problème de l'appauvrissement de l'offre TER de notre région  (lien vers info économique) 


2-Sur les coûts et l'amortissement de telles infrastructures, rien est gagné, en terme développement durable un audit des ponts et chaussée a donc été réalisée à la demande de l'Assemblée nationale en 2003. Dans l'étude volumineuse (700 pages) la question du coût de toutes les infrastructures (grands projets routiers, fluviaux etc) sont abordés;  la réalisation du Lyon-Turin TGV et Fret y apparait très largement dépensier en coût, en énergie et inutile. (lien  article et audit)

l'amélioration de l'existant paraît pour "the economist" être la solution la plus sensée et efficace:

(..) Et ces coûts de financement pour les Etats s'avèrent plus humbles mais plus efficace. Surtout dans les "petits" pays, la mise à niveau de l'existant, même avec des réseaux plus lent fait souvent plus de sens.

C'est aussi  le cas dans le Limousin ou le Pays basque où des projets LGV (Lignes à Grande Vitesse) pharaoniques voient le jour alors que des réseaux existent, sont sous utilisés et ne répondent pas aux besoins des usagers. Alors que les composantes fret ne sont pas encadrées correctement par une politique courageuse sur le trafic des marchandises (INtermodalité) le coùt de tels projets se compte aussi en terme de davantage de saccage des terres agricoles, bilan carbone des années de chantiers (entre 5 et 20 ans), nuisance pour les populations impactées, importance des coûts environnementaux  (lien)

 


Et the ECONOMIST de conclure:


(...)La Grande Bretagne a encore le temps d'abandonner ce projet de grande infrastructure -et devrait le faire. D'autres pays devraient aussi reconsidérer les plans pour développer ou introduire de telles lignes. Autant un bon projet d'infrastructure a longue vie, qu'un mauvais peut faire dérailler les finances publiques d'un pays et les ambitions de développement de territoires.


Lien vers l'article du journal "the economist"

Lien vers album photo du chantier LGV rhin-rhone

villarodin-bourget 0440villarodin-bourget 0438

Partager cet article

Repost 0
Published by notav-savoie - dans Arguments
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Blog no Tav Savoie
  •  Blog  no Tav  Savoie
  • : Blog du collectif de la lutte contre les grands projets inutiles dont le Lyon Turin
  • Contact

Recherche