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NO TAV est un mouvement populaire de la vallée de Suse de protestation contre le projet de construction de la nouvelle ligne à grande vitesse Lyon-Turin, d'où le nom (TAV:treno ad alta velocitàtrain à grande vitesse en italien). Cette ligne est un élément du Projet Prioritaire n.6 du réseau transeuropéen de transport qui devrait relier Lyon à la frontière ukrainienne

Histoire du mouvement NO TAV

Le mouvement NO TAV (non au TGV) pour le tronçon Suse -Turin est né spontanément à la suite des premières réunions publiques sur le projet Lyon-Turin  qui se sont tenues depuis le début des années 2000.

Il y a eu de nombreuses manifestations contre la TAV, les plus importantes se sont tenues le 31 mai 2003 avec une marche de Borgone Susa à Bussoleno et le 4 juin 2005 avec autre une marche de Suse à Venaus rassemblant des dizaines de milliers de participants. Le soir du 5 novembre 2005 a été organisée une retraite aux flambeaux de Suse à Mompantero avec environ 15 000 participants. Le 16 novembre il y eut encore une marche de Bussoleno à Suse avec environ 50 000 participants.

Des occupations permanentes des lieux ont été organisées à Bruzolo et Borgone Susa, là où devaient commencer les premiers sondages en 2005 ainsi qu’à Venaus où devrait commencer la galerie de reconnaissance géologique (qui sera transformée par la suite en galerie de service) du tunnel de base.

Au début du mois de novembre 2005, une foreuse a été installée dans le territoire de Mompantero.

Pour l'expropriation des terrains, il a fallu l'intervention des forces de l'ordre, à cause de la ferme opposition des membres du mouvement NO TAV, des maires et des citoyens. Il y eut des moments de forte tension entre des manifestants et les forces de l'ordre, qui ont conduit à des plaintes contre certaines personnes.

Les forces de l'ordre ont ensuite installé des barrages dans toute la commune de Mompantero que seuls les résidents, après vérification d'identité, pouvaient franchir ; la tension était telle que les élèves se rendant à l'école devaient être escortés par des carabiniers.

Le 4 novembre 2005, on a même trouvé un engin explosif à base de dynamite sur la route qui mène à Giaglione, zone non concernée par les chantiers ; les membres du mouvement NO TAV ont cependant immédiatement condamné cet acte et s'en sont dissociés.

 

La contestation des NO TAV Val di Susa

Différentes raisons expliquent ces contestations :

  • Compte tenu de la durée des travaux (estimée à au moins 12 ans), on peut prévoir en transit par les routes de la vallée un grand nombre de poids lourds nécessaires pour le transport d'environ 16 millions de m³ de matériaux extraits pour le creusement du tunnel.
  • La probabilité existe que les montagnes du Val de Suse, qui devraient être traversées par de longs tunnels, sont formées de roches pouvant contenir de l’amiante et de l'uranium. Les opposants au creusement craignent que, à l’occasion des travaux et du transport des matériaux, ces substances puissent se répandre dans l'environnement, même dans des conditions atmosphériques ordinaires, jusqu'à la banlieue de Turin. Sur ce point  les etudes du professeur Topino de l'Université de Turin ont permis d'étayer l'argumentation des NO TAV sur l'amiante et l'uranium, et de s'interroger sur la justification des nombreux  carottages nécessaires, (en effet tant l'uranium que l'amiante sont dangereux en cas d'inhalation et pour l'amiante il n'existe pas de seuil minimum, c’est pourquoi même une seule fibre inhalée peut provoquer un mésothéliome). Il faut rappeler que la concentration de cette substance est considérée comme l’une des causes d'un taux élevé de malformations et maladies diverses qui ont touché en particulier la population du Val de Suse, bien que cela n’a pas encore été démontré scientifiquement. 
  • Selon une étude effectuée par le groupe NO TAV, il apparaîtrait que son utilisation équivaudrait à celle de la ligne historique, sauf qu’il faudrait amortir sur de nombreuses années les dettes nées de sa construction (les coûts dépasseraient en fait les bénéfices possibles pendant de nombreuses années).
  • Il serait plus économique d'aménager la ligne classique que de construire une nouvelle ligne à double voie. D'autant plus en période de crise, et surendettements des Etats.
  • Risques de débordement de la Doire Ripaire dus aux travaux dans la zone et divers problèmes hydrauliques à cause des excavations.
  • Problèmes dûs aux captages et détournement des eaux pour le perçement du tunnel 
  • La construction d’une nouvelle ligne électrique (beaucoup plus importante que celle existante, qui avait déjà dans le passé été la cause d’un certain mécontentement de la population du Val de Suse) s’intègrerait mal dans la région traversée (dans laquelle se trouve aussi un château – sans parler à nouveau des problèmes d’ordre géologique).
  • Problèmes concernant les nuisances acoustiques déjà rencontrées pour la ligne à grande vitesse du centre de l’Italie, aggravées du fait de la configuration locale (une vallée entourée de hautes montagnes).
  • Les tunnels projetés auront des dizaines de kilomètres de long et en cas d’accidents ou de problèmes techniques, il est probable, vu ce qui s’est produit dans les autres tunnels alpins, que se produiront des situations d’urgence particulièrement difficiles à gérer (selon certains totalement ingérables).
  • Si l’entretien des lignes actuelles par les chemins de fer italiens laisse à désirer, il est à présumer que la ligne à grande vitesse connaîtra le même destin, et pour cette raison les NO TAV réclament, au lieu de la construction d’une nouvelle ligne, l'entretien et pourquoi pas l'amélioration de la ligne existante.
    21.05.11 0296 
  • "OUI AUX PETITS OUVRAGES UTILES"  

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