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Manifestations dans le Val de Suse


Pour empêcher la réalisation de carottage, des milliers de personnes (principalement des habitants des lieux, mais aussi des personnes originaires d'autres régions) ont occupé les chantiers.

Pour permettre l’avancement des travaux, les autorités ont envoyé la police en tenue anti-émeute (bouclier et matraque) pour disperser les manifestants pendant la nuit du 6 décembre, dans ce qui a été qualifié de « contact physique » par la préfecture de police et de « massacre de manifestants pacifiques, de femmes et de pensionnés » par les manifestants.

La préfecture de police nie que la police ait employé des méthodes violentes et affirme que les manifestants ont provoqué les forces de l'ordre, les attaquant avec des bâtons et leur lançant des pierres.

Selon les manifestants, la police a chargé le piquet d’occupation frappant violemment tous ceux qui s’y trouvaient, « principalement femmes et personnes âgées », même si ceux-ci « n'opposèrent aucune résistance » et levèrent « les mains en l'air ».

Selon Indymedia, le préfet de police adjoint, Sanna, menant le forcement d'une barricade, aurait dit « massacrez les tous » .


Les manifestants dénoncent entre autres les coups subis par les journalistes et les photographes présents sur les lieux des affrontements, qui auraient été ainsi empêchés de témoigner sur ces événements.


Des milliers de personnes se sont jointes à la manifestation et ont reconstitué le piquet d’occupation, occupant à nouveau les chantiers le 8 décembre. La préfecture de police a préféré ne pas envoyer la police et enlever quelques barrages.

Le ministre Lunardi a commenté les accusations des manifestants ainsi : « qu'ils disent et qu'ils fassent ce qu'ils veulent, la TAV se fera ».

Selon le ministère de l'Intérieur, se sont infiltrés dans ce mouvement quelques 1000 « antagonistes » violents, dans le seul but de déstabiliser la situation. A l’appui de cette thèse, il y a l’attaque dont a été victime dans un train le député européen de la Ligue du NordMario Borghezio, frappé le 17 décembre 2005 ainsi que deux policiers par des dizaines de «  no-global » qui menaçaient de le jeter du train en marche.

Le ministre de l’intérieur, Pisanu, s’est par la suite excusé officiellement auprès des « citoyens pacifiques du Val de Suse qui ont subi des dommages physiques lors du dégagement du chantier de Venaus »

Après l’attaque éclair de Venaus

Dans toute l'Italie, aussitôt après l’intervention de la police à Venaus, des manifestations, organisées y compris dans les gares, ont été déclenchées dans toute l’Italie contre la décision discutable du gouvernement par certaines associations 

Après les tensions entre les habitants du Val de Susa et le gouvernement, tensions provoquées par l’attaque éclair de la police, la magistrature a mis sous séquestre les chantiers de Venaus, abandonnés aussitôt après cette décision par les occupants ainsi que par l’entreprise chargée des travaux d’excavation. Parallèlement, le gouvernement a rouvert la table de négociation avec les maires des communes concernées.

 

juin 0378

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