Blog du collectif de la lutte contre les grands projets inutiles dont le Lyon Turin
Par Simonetta Zandri et traduit par Marina Chélépine.
Cherchant les preuves d'une culpabilité dans la repoussée du 23 mai à chiomonte à coup de volée de pierre, empêchant cette première tentative d'accès au chantier pour commencer les travaux de creusement du tunnel. Qu'espèrent ils trouver cher Perino? Les pierres, les troncs qui ont permis de faire les barricades, et qu'il aurait amené à domicile?
Lien vers article de la "repubblica"
Ainsi télévisions et journaux hurlent t-ils ce que leur patrons leurs demandent, en amalgamant notre mouvement à la mafia et au terrorisme, une criminalisation nécessaire pour justifier la désormais éminente intervention pour l'évacuation du presidio de la maddelena. Et de faire ainsi un bouc émissaire qui paiera pour les autres...ainsi est-il accusé "d'incitation à la violence"...
Mais cette nuit là j'y étais, je peux témoigner. Avec une centaine de personnes, de mon corps j'ai empêché cet honteux massacre de la nature et de l'argent publique, chaque geste que nous faisions était spontané , personne n'a bousculé personne...nous étions là en autodéfense en tant qu'être humain .
Encore une fois les violences viennent de l'autre coté, du coté de ceux qui sont assis dans leurs bureaux luxueux, commandant à des soldats de plombs armés de boucliers, matraques et bombes lacrymogènes qu'ils n'ont pas pu nous lancer le 23 mai , parce qu'ils ne sont pas sortis du tunnel dans lequel ils s'étaient retranchés.
S'ils l'avaient fait nous nous serions dispersés, peut-être quelque uns en courant seraient tombés, et se seraient blessés, ils auraient sans doute frappés nos têtes et c'est là le problème. Nous n'avons pas le droit de penser librement, individuellement et de formuler une décision collective: de résister et défendre la vallée de suse, de protéger l'argent publique alors qu'il y a tant à faire au niveau local, de défendre la démocratie.
Peut importe qui a soulevé la première pierre lancée à l'entrée du tunnel, cefût dans un espace extérieur vide où personne ne pouvait se faire mal, seulement afin d'empêcher les bulldozers.
Nous avons tous lancé cette pierre et peut-être avons nous osé là où certains hésitaient?
Je remercie chaque main qui a soulevé un bloc de pierre et a contribuer à faire ce barrage, et toutes personnes qui a contribué a les construire avec les barricades, troncs sacrifiés pour sauver la foret, pierre jetés pour sauver la montagne
Nous ne sommes pas violents dès lors qu'ils sont à l'origine d'une violence subie. Nous sommes ceux qui subissent une justice où seuls sont entendus les intérêts économiques des grands lobbies toujours plus puissants et protégés. Nous sommes ceux qui sont décris comme arnarco-insurrectionnalistes, terroristes, mafiosi, parce que en val de Suse personne n'ose plus se dire pro-Lyon Turin (article de la Stampa d'hier)
Nous contesterons toujours, la violence médiatique , la violence de cette justice à deux vitesses mais pacifiquement, de manière non-violente, avec grande détermination.
Nous savons tous que nous risquons de perdre la liberté, bien précieux, et ce pourquoi nous luttons!
Et si nous étions tous disposé a perdre quelque chose demain c'est très certainement pour conquérir ce qui nous manque le plus aujourd'hui: une vrai démocratie qui respecte nos droits, des institutions à notre service, parce que nous sommes des "citoyens" non pas des "sujets"
Aujourd'hui a 13h il y a une assemblée générale a la maddalena, peut-être suivie d'une conférence de presse de la Stampa.
Participer n'est plus un choix seulement mais un devoir, une obligation à laquelle nous ne pouvons plus nous soustraire
Sans pitié mon , ami resistance!